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Cas 2006
Cas
n°1 (Décembre)
CHU Gabriel Montpied,
Clermont-Ferrand
Service de Radiologie B
Pr Jean-Marc GARCIER
Histoire Clinique
Madame T est prise en charge pour un adénocarcinome
bronchique dans le bilan duquel est réalisé
un scanner thoraco abdominal. La lésion est stable
par rapport à l'examen précédent. Une
autre anomalie est mise en évidence sur les images
: laquelle ?
Réponse : Anomalie de la
veine cave supérieure
Commentaires
Il s’agit d’une anomalie de la veine cave supérieure.
Il existe chez cette patiente une veine cave supérieure
gauche.
Sur la coupe médiastinale supérieure, il n’est
pas visualisé de veine brachio-céphalique (tronc
veineux innominé) gauche en avant des troncs supra
aortique.
Cette image ovalaire, au contact de la crosse de l’aorte
pourrait en imposer pour une adénomégalie si
elle n’était pas visible sur les coupes sous
jacentes, au contact de l’artère pulmonaire gauche,
puis, sur les coupes sous jacentes entre atrium (oreillette)
gauche et veine pulmonaire inférieure gauche. Elle
est en fait suivie jusqu’au sinus coronaire dans lequel
elle se termine.
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Cas
n°2 (Janvier)
CHU Gabriel Montpied,
Clermont-Ferrand
Service de Radiologie B
Pr Jean-Marc GARCIER
Histoire Clinique
Patient de 90 ans hospitalisé dans
le service d’accueil des urgences pour syndrome occlusif.
La créatininémie est de 200 µmoles/ml.
L’abdomen sans préparation montre des niveaux
hydroaériques du grêle. L’examen tomodensitométrique
est réalisé sans injection de produit de contraste
iodé.
Réponse : Iléus biliaire
Commentaires
Le scanner montre une occlusion organique du grêle (pas
de dilatation du colon). Cette dilatation se situe en amont
d’une image dense intra digestive, le grêle d’aval
étant de calibre normal (zone de transition).
La vésicule biliaire n’est pas visualisée
et la loge vésiculaire est occupée par une anse
grêle modérément dilatée.
Les coupes au niveau du foie montre un aérobilie témoignant
ici d’une fistule bilio digestive.
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| Cas
n°3 (Février)
CHU Carémeau - NIMES
Service d'Imagerie Médicale
Professeur F.-M. LOPEZ |
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Histoire Clinique
Un homme âgé de 74 ans vient
consulter dans le Service ORL pour la découverte d'une
masse basicervicale droite, souple, et indolore.
L'examen des voies aérodigestives supérieures
ne révèle pas d'anomalie.
Une exploration par TDM est réalisée avant (images
3 et 4) et après injection (images 1 et 2) intra-veineuse
de produit de contraste. Ce patient ne présente pas
d'antécédent particulier, en dehors de kystes
rénaux d'allure simple.
Réponse : Lymphangiome kystique
Commentaires
L'examen TDM retrouve dans la région latéro-cervicale
droite, en arrière du muscle sterno-cléido-mastoïdien
et en dehors du paquet jugulo-carotidien, à hauteur
des cartilages laryngés, une masse hypodense, grossièrement
ovalaire, mesurant environ 5 cm de grand axe. Son contenu
n'est pas modifié par l'injection de produit de contraste
(densité restant environ à 20 UH), mais on visualise
un rehaussement périphérique filiforme ainsi
qu'au niveau de fins septas intra-kystiques.
Cet aspect est évocateur de lymphangiome kystique et
le diagnostic est confirmé par l'intervention chirurgicale.
Les lymphangiomes kystiques sont habituellement de révélation
précoce chez le jeune enfant, rarement découverts
à l'âge adulte. A cet âge, ils seraient
plutôt d'origine post traumatique que congénitale.
Leur évolution est lente, se modifiant lors de poussées
inflammatoires ou d'hémorragies intra-kystiques. Leur
siège habituel est cervical (environ 75%) surtout dans
le triangle cervical postérieur. Il s'agit le plus
souvent d'une masse kystique, de contours polylobés
contenant des septas parfois visibles en imagerie (échographie,
TDM ou IRM). Leur aspect en imagerie dépend de leur
composition, influant sur leur densité en TDM et leur
signal en IRM.
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| Cas
n°4 (Mars)
Hôpital Huriez CHRU Lille
Service d'Imagerie Médicale
V. BALBI, L. LEMAITRE |
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Histoire Clinique
Patient de 45 ans, contexte social défavorisé.
Infection par le VIH stade C, toxicomanie.
Présente des douleurs lombaires gauches et des brûlures
mictionnelles avec hyperthermie à 38,5 °C.
BU et ECBU négatifs.
Réponse : Tuberculose
de l’appareil urinaire
Commentaires
Signes radiologiques
• Néphromégalie
• Modifications diffuses de la néphrographie
• Dilatation modérée des cavités
pyélocalicielles
• Aspect flou du contour des fonds de calice au temps
excréteur
• Epaississement diffus de la paroi de l’uretère
et des cavités pyélocalicielles
• Irrégularités de l’uretère
lombaire
• Adénopathies rétropéritonéales
Confirmation clinique et biologique
• Tuberculose pulmonaire active
• Mycobactérium tuberculosis retrouvé
à l’examen direct des urines
Particularités du dossier
• Forme aiguë de tuberculose urinaire avec une
atteinte diffuse du parenchyme de type pyélonéphrite
aiguë mais avec un épaississement diffus de
la voie excrétrice et une papillite tuberculeuse
• Association à des adénopathies tuberculeuses
rétropéritonéales |
| Cas
n°5 (Avril)
Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière.
Paris
Fédération de Neuroradiologie
R. GUILLEVIN, J. CHIRAS |
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Histoire Clinique
Femme de 64 ans, traitée pour cancer
du sein avec localisation secondaire intra cérébrale
intrahémisphérique gauche connue. Altération
brutale de l’état neurologique jusque là
conservé, avec troubles de la conscience.
Réponse : Accidents ischémiques
liés à une méningite carcinomateuse
Commentaires
Accidents ischémiques multiples sur spasmes
vasculaires secondaires à une méningite carcinomateuse
(documentée à la PL). La localisation secondaire
hémisphérique ne pouvait expliquer seule l’état
neurologique. |
Cas n°6 (Mai)
Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière,
Paris
Fédération de Neuroradiologie
F. BONNEVILLE, J. CHIRAS |
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Histoire Clinique
Une femme de 32 se plaint de céphalées
intenses depuis quelques jours. Une IRM est réalisée
en sagittale T1 (fig 1), sagittale T2 (fig 2), coronal T1
(fig 3), axial T2 (fig 4).
Réponse : Kyste de la poche
de Rathke
Commentaires
L’IRM met en évidence une lésion grossièrement
arrondie intrasellaire, à limites nettes, apparaissant
en hypersignal T1 spontané et hyposignal T2 homogènes.
Ce signal est très homogène, notamment sur le
T2, ce qui va contre une hémorragie récente.
L’analyse plus fine, notamment sur la coupe axiale montre
que cette lésion est située sur la ligne médiane,
exactement entre l’anté et la post-hypophyse.
Ce point sémiologique est capital puisqu’il permet
d’affirmer qu’il s’agisse d’un kyste
de la poche de Rathke à contenu mucogène.
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Cas
n°7 (Juin)
Hôpital Bichat - Paris
Service d'Imagerie Médicale
Pr JP. LAISSY
Histoire Clinique
Arrêt cardio-circulatoire récupéré
avec sus-décalage inférieur et élévation
enzymatique (troponine et CPK) chez un patient de 42 ans.
Coronarographie identifiant une anomalie justifiant le scanner.
Quelle est cette anomalie et en quoi explique-t-elle l'épisode
clinique ?
Réponse : Naissance anormale de la coronaire
droite issue du sinus gauche
Commentaires
Coronaire droite naissant du tronc commun de la coronaire
gauche, avec trajet interaortopulmonaire, réalisant
une sténose ou occlusion fonctionnelle ou organisée
; elle est associée à un long trajet sous-adventiciel
de cette artère qui aggrave l'hypoperfusion de la coronaire.
Une anomalie des artères coronaires est rapportée
avec une fréquence de 0,2 à 1,2 % de la population.
L’association de trajets aberrants avec des morts subites
a été rapportée lorsque l’artère
passe entre l’aorte et la chambre de chasse du ventricule
droit. A l'effort, la coronaire est alors comprimée
entre les deux artères dont la pression s'élève.
La TDM cardiaque donne une vision tridimensionnelle du trajet
aberrant, très utile au chirurgien (un pontage est
indispensable pour lever l'obstacle).
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Cas
n°8 (Juillet)
Hôpital Antoine Béclère
- Clamart
Service d'Imagerie Médicale
V. Lacroix, F. Lecomte, D. Musset
Histoire Clinique
Un homme de 51 ans présente plusieurs
épisodes subocclusifs devant lesquels un scanner abdomino-pelvien
(figures 1 a et 1b) et une coloscopie sont réalisés,
cette dernière retrouvant une sténose colique
gauche infranchissable.
On retrouve dans ses antécédents une pancréatite
aiguë sévère nécrosante six mois
plus tôt pour laquelle un scanner avait été
pratiqué (figure 2).
Réponse : Sténose
colique gauche bénigne post pancréatite aiguë
Commentaires
Cette complication survient dans 2 à 3% des
pancréatites aiguës. Elle intéresse le
plus souvent l’angle et le colon gauches (78%), l’angle
colique droit (19%), et plus rarement les colons transverse,
droit et sigmoïde. Elle est liée à une
agression directe de la paroi colique par le suc pancréatique
diffusant via les coulées pancréatiques.
Elle survient généralement à distance
de l’épisode de pancréatite (quelques
semaines, voire quelques années plus tard) ; elle est
souvent transitoire. L’aspect au lavement baryté,
non décrit dans le cas présent, peut simuler
une origine néoplasique quand la sténose est
serrée et irrégulière, se raccorde en
pente aiguë au colon sain sus et sous jacent, ou révèle
une sténose d’aspect bénin quand celle-ci
est régulière, peu serrée et se raccorde
en pente douce avec le colon sain. Le TDM avec injection et
opacification digestive montre un épaississement pariétal
localisé mais parfois très étendu (jusqu’à
15 cm), circonférentiel, pouvant faire évoquer
d’autres étiologies notamment ischémique
(veineuse essentiellement) ou infectieuse. Le TDM peut retrouver
des signes orientant vers le diagnostic, notamment une densification
de la graisse péricolique, une infiltration des fascias
adjacents « séquellaire » de coulée
de nécrose, ou encore des signes de pancréatite
chronique. C’ est l’examen anatomopathologique
montrant une inflammation non spécifique de la paroi
colique sans signe de malignité, et la négativité
des recherches infectieuses qui permettent d’ établir
le diagnostic. L’ évolution dépend de
la sévérité du syndrome occlusif : dans
la moitié des cas, elle est spontanément favorable,
dans l’autre moitié, elle est favorable après
traitement chirurgical conservateur (libération péricolique)
ou non (colectomie segmentaire). |
Cas
n°9 (Août)
Hôpital Cochin, Paris
Service de Radiologie B
A Chevrot, JL Drapé
Histoire Clinique
Homme de 59 ans. Bilan de cancer de prostate
prouvé, débutant.
Fig 1 : scintigraphie osseuse
Fig 2 : radiographie de la jambe droite
Fig 3 et 4 : aspect au scanner
Fig 5, 6, 7 et 8 : aspect en IRM. 5 : T2. 6 : T1. 7 : T2.
8 : T1, FS, Gado
Réponse : Adamantinome
Commentaires
ÉPIDÉMIOLOGIE: Très rare (0,1% des tumeurs
osseuses primitives);Tout âge : 2ème à
5ème décennie ; Sex-ratio = 1,7/1 (H/F)
HISTOLOGIE: Tumeur maligne de bas grade ; Cellules épithéliales
; Stroma fibreux comme dans la dysplasie fibreuse ; Adamantinome
différencié : intracortical
TOPOGRAPHIE ; Tibia +++ (80%) ; Os longs (97%) ; Lésions
multifocales dans un même os ou 2 os ou + ; Localisation
diaphysaire avec possible extension métaphysaire
CLINIQUE : Douleur ; Caractère localement agressif
; Récurrence locale (31%) ; Métastases (15%)
; Traitement chirurgical
IMAGERIE : RADIOGRAPHIE
• Dans le 1/3 moyen du tibia ; Volumineuse lésion
lytique ; excentrée ; multiloculaire ; +/- délimitée
(condensation) ; soufflante
Scanner simple : Lésion intramédullaire, lytique
et soufflante parfois calcifiée
IRM ; T1 : hyposignal ; T2 : hypersignal ; GADO : rehaussement
intense de certaines zones
CONCLUSION
• Tumeur maligne de bas grade ; lésion lytique,
lobulée et soufflante ; Tibia +++ ; Distinguer adamantinome
et fibrome ossifiant
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Cas
n°10 (Septembre)
Hôpital Purpan,
CHU de Toulouse
Service de Neuroradiologie
M. MEJDOUBI, C. GOGNARD |
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Histoire Clinique
Femme de 50 ans sans antécédents avec survenue
rapidement progressive (en 8 jours) de troubles de la vigilance,
d’une confusion et d’un syndrome tétrapyramidal.
L’IRM montre des plages d’hypersignaux en T2 se
rehaussant en périphérie. L’IRM médullaire
est normale.
3 mois plus tard, la patiente était asymptomatique
avec le même aspect des hypersignaux T2 mais sans prise
de contraste.
Réponse : ADEM ou encéphalomyélite
aiguë disséminée
Commentaires
L’âge tardif et la survenue rapide militent contre
une SEP. Une toxoplasmose cérébrale survient
exceptionnellement en dehors d’un contexte d’immunosuppression.
L’ADEM survient souvent 1-2 semaines après un
épisode infectieux viral. Elle est due à une
démyélinisation aiguë par réaction
immunitaire. Elle peut survenir à tout âge mais
avec une prédominance chez l’enfant. La récupération
est complète dans 60% à 1 mois.
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Bourse
SRH 2006
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des résultats
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