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Cas 2005
Cas
n°1 (Novembre)
CHU Tours, service de neuroradiologie
A.Zerhouni, M.Olar, JP.Cottier, D. Herbreteau
Histoire Clinique
Madame R.K, 32 ans sans ATCD particulier
présente depuis Février 2004 une altération
de l’état général (anorexie, perte
de poids), une hypoesthésie faciale, des dysesthésies
et une perte de l’équilibre.
Le bilan biologique est normal, EEG est normal.
Le scanner cérébral montre une atrophie corticale.
IRM réalisée en Juin 2004.
Réponse : maladie de Creutzfeldt
Jacob
Commentaires
La maladie de Creutzfeldt Jacob est une pathologie dégénérative
rare du système nerveux liée à la présence
de prions dans l’organisme, l’évolution
est fatale.
Plusieurs formes cliniques sont décrites : une forme
sporadique, une forme familiale et des formes acquises iatrogènes
dont la forme liée à l’encéphalopathie
bovine.
Le diagnostic repose sur l’association de signes cliniques
tels que des troubles de la marche, des troubles visuels,
et une démence rapidement progressive, des signes encéphalographiques
(ondes lentes bi ou tri phasiques paroxystiques), et la présence
de la protéine 14-3-3 dans le liquide cérébro-spinal.
Le diagnostic de certitude est fait par l’examen anatomo-pathologique
du cerveau.
Le scanner cérébral peut être normal,
ou peut montrer une atrophie cérébrale.
L’IRM en pondération T 2 (SE ou FSE et Flair)
des anomalies de signal sous la forme d’un hypersignal
des noyaux gris centraux et du cortex cingulaire.
En pondération T 1 ces lésions ne sont pas visibles
et ne se rehaussent pas après injection de gadolinium.
La séquence de diffusion est plus sensible avec diminution
du coefficient apparent de diffusion (CDA), les hyper signaux
sont plus précoces (possible dès la troisième
semaine après l’apparition des signes cliniques)
et sont mieux visibles. |
Cas
n°2 (Décembre)
Hôpital Cochin, Paris
Service de Radiologie B
A Chevrot, JL Drapé
Histoire Clinique
Homme de 49 ans. Tuméfaction et déformation
de l’avant-bras droit depuis un an.
IRM de l’avant-bras droit.
Figure 1. Imagerie sagittale T1.
Figure 2. Imagerie sagittale T1.
Figure 3. Imagerie axiale T1.
Figure 4. Imagerie axiale T1 après injection de Gadolinium.
Figure 5. Imagerie sagittale T1 après injection de
Gadolinium et saturation des graisses.
Figure 6. Imagerie sagittale T1 après injection de
Gadolinium et saturation des graisses.
Réponse : maladie de Paget
du radius
Commentaires
Dans la maladie de Paget, il y a une déformation osseuse,
une augmentation des dimensions, une dédifférenciation
cortico-médullaire bien visible sur les radiographies.
En fonction de la maturité du tissu pagettique en IRM,
on peut observer au début des zones hyperactives donnant
un aspect inflammatoire de bas signal en T1, de fort signal
en T2, et prenant le Gadolinium. Au stade plus tardif, les
cavités osseuses se remplissent de tissu graisseux
médullaire normal.
La maladie de Paget est fréquente chez 3% des sujets,
au-delà de 50 ans. Elle est caractérisée
par une atteinte déformante multifocale intéressant
le squelette axial et les grands os longs. Elle se caractérise
par trois phases, une phase lithique, une phase mixte, une
phase sclérotique. On observe une augmentation des
dimensions de l’élément squelettique en
cause, une modification de la trabéculation qui devient
irrégulière et épaissie, une dédifférenciation
cortico-médullaire. L’aspect radiologique est
très caractéristique. En revanche, en IRM, les
différents stades ont un comportement magnétique
différent en fonction du stade de l’affection.
La possibilité de dégénérescence
est faible (1%). |
| Cas
n°3 (Janvier)
Hôpital Cochin, Paris
Service de Radiologie B
A Chevrot, JL Drapé |
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Histoire Clinique
Homme de 26 ans souffrant de douleurs intermittentes
du genou gauche évoluant depuis quatre mois.
Figures 1. 2. Radiographies standard de face et de profil.
Figure 3. Scanner passant par l’extrémité
inférieure du fémur.
Figure 4. Scanner reformatage sagittal.
Figure 5. IRM séquence sagittale T1.
Figure 6. IRM séquence axiale T2.
Figure 7. IRM séquence axiale T1 Gadolinium FAT SAT.
Figure 8. IRM séquence sagittale T1 Gadolinium FAT
SAT.
Réponse : Tumeur à
cellules géantes de l’extrémité
inférieure du fémur
Commentaires
Aspect caractéristique : lacune soufflante excentrée
sur l’extrémité inférieure du fémur,
à cheval sur la diaphyse, la métaphyse et l’épiphyse.
Le comportement magnétique est mixte, de bas signal
en T1, de fort signal en T2, et prenant le Gadolinium de façon
hétérogène. Cette tumeur est fréquente
et représente 21% des tumeurs osseuses bénignes.
L’aspect d’imagerie n’est pas prédictif
de la gravité évolutive. Celle-ci est fonction
des composantes cellulaires visibles en histologie. Le plus
souvent bénignes, elles guérissent complètement
après curetage et bourrage par greffon osseux. 1% peuvent
avoir une récidive locale, voire des métastases
pulmonaires.
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| Cas
n°4 (Février)
Hôpital Cochin, Paris
Service de Radiologie B
A Chevrot, JL Drapé |
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Histoire Clinique
Homme de 54 ans. Fracture pathologique
de l’humérus droit, au niveau du tiers supérieur.
Le bilan biologique révèle une hypercholestérolémie.
Figure 1. Scanner le jour de la fracture.
Figure 2. Scanner le jour de la fracture. Reformatage longitudinal.
Figure 3. Reformatage scanner à un mois.
Réponse : Xanthome intra-osseux
Commentaires
Accumulation lipidique chez un patient atteint d’hypercholestérolémie
familiale. |
| Cas
n°5 (Mars)
Hôpital Cochin, Paris
Service de Radiologie B
A Chevrot, JL Drapé |
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Histoire Clinique
Femme 47 ans
• douleur et tuméfaction du creux poplité
droit
• radiographies standard : pas de calcification
Fig 1 : IRM, Axial T1
Fig 2 : Sagital T1
Fig 3 : Sagital T1 Gado
Fug 5 : Axial T1
Fig 5 : Axial T1 Gado
Réponse : fibrome desmoïde
Commentaires
• tumeur bénigne
• agressivité locale
• épaule pelvis abdomen cuisse
• fascia intra et péri musculaire •
• IRM : lésion généralement mal
définie avec invasion des tissus, graisse, muscle
• gris en T1, blanc en T2, zone hyper-cellulaire
• zone noire : composants fibreux |
Cas n°6 (Avril)
Hôpital Cochin,
Paris
Service de Radiologie B
A Chevrot, JL Drapé |
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Histoire Clinique
Homme 26 ans
Tuméfaction indolore de la face antérieure du
genou droit
Fig 1 : IRM, Sagital T1
Fig 2 : Sagital T2
Fig 3 : Axial T1
Fig 4 : Axial T2
Réponse : synovite villo-nodulaire
Commentaires
• forme nodulaire dans une bourse (bourse en arrière
du tendon rotulien)
• IRM : hypo signal d’hémosidérine
en T1 et en T2 |
Cas
n°7 (Mai)
Hôpital Cochin, Paris
Service de Radiologie B
A Chevrot, JL Drapé
Histoire Clinique
Femme 46 ans
• tuméfaction de la face interne de la cuisse
droite
• indolore
Fig 1 : radiograpphie
Fig 2 : échographie
Fig 3 : IRM, sagital T1
Fig 4 : IRM, frontal T1
Fig 5 : IRM, axual Ti Gado fat sat
Fig 6 : Scanner sans injection
Fig 7 : Scanner avec injection
Réponse : myxome
Commentaires
• myxome (ce qui signifie que la lésion ressemble
à du mucus, mais ce n’en est pas. Elle est faite
de cellules turgescentes de type mucoïde et donc vascularisées,
d’où la prise de contraste)
• tumeur bénigne intra-musculaire
• (ici vaste interne)
• signal IRM liquidien
• mais, rehaussement variable après gado
• périphérique
• îlots tumoraux intra-lésionnels ?
• myxome + displasie fibreuse = syndrome de mazabraud
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Cas
n°8 (Juin)
Hôpital Nord Marseille
Service Pr Michel PANUEL
A. SARRAN, K. CHAUMOITRE
Histoire Clinique
Garçon, 7 ans
Syndrome fébrile traînant depuis 3 semaines pour
lequel un traitement antibiotique a été instauré
" à l'aveugle ".
Apparition de douleurs abdominales. L'imagerie a consisté
en une échographie (Fig 1-3) puis un scanner (Fig 4-6).
Réponse : Abcès du
rein avec extension hépatique
Commentaires
L'abcès du rein est une situation rare chez
l'enfant d'origine hématogène ou secondaire
à un reflux vésico-rénal. Les germes
le plus souvent en cause sont Escherichia coli et Staphylococcus
aureus.
Le tableau clinique peut être bruyant avec fièvre
élevée, douleurs lombaires ou au contraire plus
discret surtout si l'infection a été décapitée
par un traitement inadapté.
En échographie, l'abcès peut être bien
ou mal limité, anéchogène ou peu échogène
et hétérogène. L'extension à l'espace
péri ou pararénal est possible. Une atteinte
hépatique de contiguïté comme dans l'observation
rapportée est exceptionnelle. L'épaississement
de la paroi du bassinet (figure 3) peut être en relation
avec une pyélite associée elle même secondaire
à un reflux vésico-rénal. Le scanner
ou l'IRM peuvent être utiles au diagnostic qui n'est
facile que lorsque la lésion est bien collectée.
Le diagnostic différentiel, même dans un contexte
fébrile, se pose essentiellement avec les tumeurs malignes
comme la tumeur de Wilms, mais dans ce cas l'âge est
en général moindre. D'autres tumeurs malignes
plus rares comme le carcinome à cellules rénales
ou le sarcome à cellules claires peuvent se rencontrer
avec une extension locale extra-rénale.
Devant un tel tableau, une ponction percutanée s'impose.
Dans le cas présenté, elle a permis de confirmer
le diagnostic et d'assurer un drainage. Sous traitement antibiotique
adapté et au long cours, l'évolution a été
favorable.
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Cas
n°9 (Juillet-Août)
Hôpital Armand-Trousseau
– Paris
Dr Fayad CHAMMAS, Pr Hubert DUCOU LE POINTE, Pr Jean-Philippe
MONTAGNE
Histoire Clinique
Paraplégie chez une fille d’un mois et demi.
Les radiographies simples du thorax et de l’abdomen
sont normales. Une échographie abdominale est réalisée.
Figure 1 : coupe transversale en procubitus sur la région
lombaire gauche
Figure 2 : coupe longitudinale para-rachidienne gauche en
procubitus
Figure 3 : échographie médullaire, coupe longitudinale
de L1 à L3
Réponse : neuroblastome
Commentaires
Masse tissulaire avec des fines calcifications située
en dedans du rein gauche avec un prolongement dans le canal
rachidien. Le diagnostic a été confirmé
par une ponction biopsie percutanée.
Les quatre lésions proposées peuvent avoir un
développement « en sablier ». Le neurofibrome
ne s’observe pas à cet âge. Rhabdomyosarcome
et hémangio-endothéliome ne sont pas calcifiés.
Le neuroblastome est la tumeur extra-crânienne la plus
fréquente à cet âge (deux références
sélectionnées : C.J. GARCIA, Pédiatric
Radiology (1990) 20 : 437, F. NEJAT, Journal of Neurology
Neurosurgery and Psychiatry 2005 ; 76 : 143).
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Cas
n°10 (Septembre)
Hôpital Cochin,
Paris
Service de Radiologie B
A Chevrot, JL Drapé |
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Histoire Clinique
Femme de 72 ans souffrant du dos. Elle a eu un cancer du
sein droit papillaire il y a 8 ans. Elle subit un bilan complet
avec radiographie, IRM, Scintigraphie osseuse (fig 01) et
scanner. Les marqueurs biologiques sont normaux. Elle est
envoyée pour biopsie de L3. Seul le scanner est disponible.
Il a été fait des coupes axiales et des reformatages
sagittaux et frontaux. Quelle attitude avoir ?
Figure 01. Scintigraphie osseuse
Figure 02. Coupe axiale passant par L3.
Figure 03. Coupe axiale passant par L3.
Figure 04. Coupe axiale passant par L3.
Figure 05. Coupe axiale passant par L3
Figure 06. Coupe axiale passant par L3-L4
Figure 07. Coupe axiale passant par L4
Figure 08. Reformatage sagittal par le plan médian
Figure 09. Reformatage coronal postérieure
Figure 10. Reformatage coronal antérieure
Réponse : maladie de Paget
Commentaires
Bien entendu le thérapeute cherche la preuve formelle
de la lésion. En cas de métastase l’attitude
thérapeutique est lourde.
La scintigraphie osseuse n’est pas convaiquante.
Mais dans ce cas le diagnostic de maladie de Paget de L3 peut
être avancé à coup sûr. Les arguments
sont les suivants :
- augmentation des dimensions
- condensation hétérogène et dédifférenciation
cortico-médullaire
- cavités osseuses de type graisseux
- surtout atteinte simultanée du corps vertébral
et de l’ensemble de l’arc postérieur. Notez,
en particulier les modifications des lames et de l’épineuse.
Cette caractéristique ne se voit pas en cas d’atteinte
métastatique. Elle est pathognomonique de l’atteinte
pagéttique vertébrale isolée.
Diagnostic différentiel : on peut avec certitude éliminer
une atteinte métastatique. Les autres maladies pouvant
donner une condensation vertébrale (vertèbre
d’ivoire) n’atteignent pas l’arc postérieur
de façon symétrique comme dans ce cas très
représentatif. (lymphome, infection, voire SAPHO)
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Bourse
SRH 2005
Publication
des résultats
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