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Cas précédents 2003
Cas n°1 (Novembre)
Hôpital Rangueil-Larrey - CHU de Toulouse
Service de Radiologie Pr F. Joffre, Dr G. Canevet, Pr H. Rousseau
Histoire Clinique
Jeune
femme de 34 ans ayant un antécédent de chute sur le poignet droit
en hyperflexion palmaire il y a 3 mois. Depuis, douleurs du poignet
droit majorées lors des mouvements, diminution de la force musculaire,
et installation progressive de paresthésies dans le territoire du
nerf médian homolatéral. Vous disposez d'une radiographie simple
de face et de profil du poignet droit.
Réponse
: luxation de la 1ère rangée du carpe droit
Commentaires
Sur le cliché standard de face, il existe une bascule du
lunatum, une diminution de la hauteur du carpe, une latéro-déviation
radiale de l’ensemble du carpe.
Sur le cliché standard de profil, il existe une bascule palmaire
du capitatum dont l’extrémité proximale ne regarde
plus le radius, une bascule dorsale du lunatum, le tout réalisant
l’aspect en « Z » décrit dans la littérature.
Sur la tomodensitométrie : l’opacification de l’articulation
radio-ulnaire distale lors de l’injection de produit de contraste
dans l’articulation radio-carpienne signe la rupture transfixiante
du TFCC. Les ligaments interosseux de la première rangée
du carpe sont étanches. Les anomalies des rapports anatomiques
des os du carpe confirment le collapsus carpien.
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Cas
n°2 (Décembre)
CHU Bichat - Claude Bernard - Paris
Service de Radiologie du Pr Schouman-Claeys
Dr MC Henry-Feugeas
Histoire
Clinique
Patiente
de 55 ans trouvée peu après son réveil (dans sa salle de bain) par
sa fille le matin vers 8 heures avec une hémiplégie droite et aphasie.
Antécédents d'adénocarcinome du sein avec tumorectomie dix ans auparavant,
de rétrécissement mitral serré depuis plusieurs années. Quel est
l'aspect observé sur cette coupe tomodensitométrique sans injection
réalisée le jour même, approximativement à midi.
Réponse
: aspect d’infarctus sylvien
Commentaires
L’histoire clinique - apparition brutale d’une déficit
neurologique- est très évocatrice d’un accident
vasculaire cérébral, saignement ou infarctus, de topographie
controlatérale au déficit
Il existe une asymétrie de densité des régions
lenticulaires ; l’hyperdensité relative de la région
lenticulaire droite n’est pas celle d’un saignement
mais la densité normale du noyau lenticulaire ; il n’y
a pas de signe d’hyperdensité spontanée de
type hématique sur cette coupe.
L’absence de visualisation du noyau lenticulaire gauche est
en revanche un signe précoce d’infarctus cérébral
dans le territoire sylvien profond gauche : perte de la différenciation
substance blanche substance grise avec effacement du noyau lenticulaire
gauche. Les signes précoces d’infarctus (avant 48 heures)
peuvent être présents dès la première
heure après la survenue de l’infarctus, mais sont souvent
discrets. Ils doivent être systématiquement recherchés.
La visualisation de l’hypodensité du noyau lenticulaire
à un stade précoce est un signe de gravité
; elle évoque une réduction très sévère
de la perfusion locale, une occlusion proximale de l’artère
cérébrale moyenne. Dans le cas présenté,
l’infarctus résultait d’une embolie à
point de départ cardiaque.
Une tumeur cérébrale peut avoir une traduction clinique
atypique avec la survenue rapide d’un déficit neurologique.
Cependant, la topographie vasculaire de l’hypodensité
, l’absence de syndrome de masse, n’évoquent
pas un aspect de tumeur cérébrale. |
Cas
n°3 (Janvier)
CHU Pellegrin - Bordeaux
Service de Neuroradiologie
Pr Vincent DOUSSET
Histoire
Clinique
Chez
un homme de 23 ans sinstallent en quelques heures des céphalées,
des vertiges, des vomissements et une baisse de lacuité visuelle
Dans ses antécedents, on note il y a quelques mois un polytraumatisme
par accident de moto ayant entraîné une insuffisance rénale et la
nécessité dhémodialyses
A son admission, la vision est altérée. La biologie est normale.
Pas de fièvre. La tension artérielle est à 200/120 mmHg.
Réponse
: leuco-encéphalopathie postérieure réversible
(L.E.P.R.) liée à un à-coup hypertensif
Commentaires
Présence
d’anomalies de signal de la substance blanche et de la substance
grise à la fois dans les aires visuelles et dans la fosse
postérieure.
Le tronc cérébral est épargné ce qui
permet d’éliminer une origine ischémique.
Une thrombophlébite cérébrale réalise
exceptionnellement des anomalies symétriques en fosse postérieure,
et le sinus longitudinal paraît libre sur la séquence
FLAIR.
Une myélinolyse extra-pontine est possible dans le contexte
de la dialyse mais le patient n’a aucun trouble biologique,
les formes sans atteinte associée du pont ou du corps calleux
sont très rares, les régions corticales notamment
visuelles ne sont habituellement pas touchées.
Une encéphalite aiguë disséminée se présente
souvent par un tableau clinique moins rapide, l’atteinte de
la fosse postérieure montre des lésions arrondies,
rarement symétriques, l’atteinte des aires corticales
est exceptionnelle.
Le diagnostic de L.E.P.R. doit être retenu du fait de l’histoire
clinique avec l’atteinte de la vision, de la tension artérielle
très élevée, des images bilatérales
assez symétriques dans la fosse postérieure, de l’atteinte
des aires visuelles très fréquente dans cette pathologie.
L’étiopathogénie des L.E.P.R. est encore mal
connue. C’est une entité que l’on rencontre dans
le contexte d’une hypertension aiguë sévère,
d’une éclampsie ou de la prise de certains médicaments,
surtout les immunosuppresseurs et notamment la cyclosporine.
On incrimine une diminution de la densité des récepteurs
vasculaires adrénergiques dans les régions postérieures
de l’encéphale. Ceci permettrait dans certaines conditions,
notamment l’hypertension artérielle brutale, une ouverture
de la barrière hémato-encéphalique, une hyperperméabilité
vasculaire, une extravasation de plasma sanguin, parfois des hémorragies
locales.
L’imagerie est souvent spectaculaire, parfois plus sévère
que le tableau clinique, montrant en T2 ou en FLAIR des hypersignaux
de la SB et/ou de la SG, surtout en régions postérieures
mais les régions frontales ou les noyaux gris centraux peuvent
être atteints. L’injection de gadolinium peut parfois
montrer une extravasation du produit de contraste.
C’est une pathologie réversible dans la très
grande majorité des cas avec peu ou pas de séquelles.
Cependant des formes mortelles, jusqu’à 20% dans certaines
séries, ont été rapportées.
Le traitement est celui de l’hypertension artérielle.
Le principal diagnostic différentiel a éliminer est
une thrombophlébite cérébrale. La réalisation
d’un veinogramme par IRM est indispensable (réalisé
ici mais pas montré). |
Cas
n°4 (Février)
Hôpital
Central
CHU de Nancy
Service d'Imagerie Guilloz (Pr J Roland)
Dossier
proposé par A Blum et I Faurie
Histoire
Clinique
Patient
de 74 ans, ancien fumeur (40 paquets-années), présentant
des douleurs chroniques du membre inférieur droit évoluant
depuis 1 an, d'intensité croissante depuis 3 mois. Dans ses
antécédents, on note une fracture de la tête
radiale 8 ans auparavant et la mise en place d'une prothèse
aorto-bifémorale 7 ans auparavant. Le patient est apyrétique.
L'examen clinique montre une tuméfaction du genou et de la
cheville droits et un hippocratisme de tous les orteils droits.
La palpation du tibia droit réveille une vive douleur. Les
pouls périphériques sont perçus. La biologie
montre un syndrome inflammatoire (VS = 44/78 mm/h; PCR = 47 mg/l)
associé à une hyperleucocytose modérée.
Le taux d'Hb est de 13,2 g/dl et les phosphatases alcalines sont
discrètement élevées (314 UI/l, VN < 260).
Le reste du bilan biologique est sans particularité. La radiographie
pulmonaire est normale. Vous disposez de la scintigraphie osseuse
au Tc99m MDP, d'une radiographie standard de face du genou droit
et d'une coupe scanographique.
Réponse
: infection de la prothèse aortique
Commentaires
La scintigraphie montre une hyperactivité
péricorticale linéaire limitée au membre inférieur
droit et une obstruction urinaire droite. La radiographie standard
montre une réaction périostée unilamellaire
du fémur du tibia et de la fibula et le scanner montre une
réaction périostée unilamellaire irrégulière
du fémur et la perméabilité des axes artériels.
Il
s’agit d’une ostéoarthropathie hypertrophiante
liée à une infection de la prothèse aortique.
Compte tenu des éléments cliniques, biologiques et
iconographiques dont on dispose, le diagnostic est quasi-certain.
Le premier examen à réaliser pour le confirmer est
un scanner thoraco-abdominal. Celui-ci élimine une pathologie
pulmonaire, digestive ou hépatique, montre des signes d’infection
de la prothèse et éventuellement, guide la ponction
du site suspect.
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Cas
n°5 (Mars)
CHU
Hôpital Nord - Amiens
Service de Radiologie A
Pr H. Deramond
Histoire
Clinique
Enfant
de 3 ans, en bon état général, adressé
chez le pédiatre pour uneadénopathie sous mandibulaire
isolée.
L'examen clinique met en évidence une néphromégalie
bilatérale sans syndrome infectieux bilologique.
Sur l'examen scanographique effectué avec injection de contraste.
Quel diagnostic évoquez-vous ?
Réponse
: polykystose infantile ou polykystose rénale
autosomique récessive (PKRAR)
Commentaires
Il s'agit d'une PKRAR se traduisant scanographiquement
par une ectasie tubulaire de disposition radiaire associée
à une ectasie des voies biliaires intra hépatiques.
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Cas
n°6 (Avril)
Hôpital Jean Bernard -
CHU La Milétrie - Poitiers
Service de Radiologie A
Pr Pierre Vandermarcq
Histoire
Clinique
Femme
de 42 ans.
Pas d’antécédent pathologique.
Examen neurologique normal.
IRM réalisée pour bilan de migraines. Aspect normal
en T1 avant injection, et en T2.
Coupe axiale en pondération T1 passant par la protubérance
annulaire après injection de Gadolinium.
Réponse :
télengiectasie capillaire
Commentaires
Il s’agit habituellement de lésion
de petite taille, siégeant principalement dans la
protubérance, qui est habituellement découverte
fortuitement car silencieuse cliniquement. Elle peuvent être
suspectées devant un aspect de rehaussement de type granuleux
après injection. Il n’existe avant injection aucune
anomalie en T1, sauf parfois un très discret hypersignal,
et aucune anomalie de signal en T2 (et en particulier pas d’hypersignal
en faveur de la présence d’hémosidérine,
mieux vue en hypersignal T2*).
Le diagnostic différentiel principal est l’hémangiome
caverneux mais qui se différencie facilement par un aspect
en hyposignal hétérogène en T1 avant injection
et en T2 où il est noté de plus une couronne d’hémosidérine.
Une tumeur gliale type astrocytome pilocytique qui s’accompagne
d’un rehaussement après Gadolinium est découvert
habituellement dans cette localisation dans l’enfance ou chez
l’adulte jeune et s’accompagne de signes cliniques et
d’anomalies en T1 sans injection et en T2.
Une lésion infectieuse (tuberculose, listeria) s’accompagne
d’une clinique parfois bruyante avec des anomalies parenchymateuses
parfois multiples et en imagerie des anomalies de signal en T1 avant
injection et en T2. |
Cas
n°7 (Mai)
CHRU de Lille
Hôpital Cardiologique
Service de radiologie
Cardio-Vasculaire (Pr Beregi)
Dr Serge Willoteaux
Histoire
Clinique
Enfant
de 4 ans. Dysphagie. Anomalie médiastinale sur la radiographie
de thorax. Un examen par Tomodensitométrie (TDM) est réalisé.
.
Réponse : double arc
aortique
Commentaires
Coupes TDM axiales transverses, avec injection
intraveineuse de produit de contraste par le bras gauche. Il existe
ici un arc aortique double complètement fonctionnel. Il s’agit
de la persistance des deux arcs aortiques droit et gauche ; ces
deux vaisseaux naissent de l’aorte ascendante, passent de
chaque coté de la trachée et se rejoignent en arrière
derrière l’œsophage ; celui apparaît comprimé.
Actuellement, l’IRM avec ARM est préférable
pour le bilan de ce type de pathologie. |
Cas
n°8 (Juin)
Hôpital Rangueil - CHU de Toulouse
Service de Radiologie du Pr F. Joffre
Dr Valérie Chabbert
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Histoire
Clinique
Une
femme âgée de 20 ans est hospitalisée en 2001
pour une décompensation respiratoire aiguë associant
une dyspnée de grade III, une hypoxie sévère
en air ambiant, une douleur thoracique gauche, une toux et une hémoptysie
de faible abondance. Elle signale comme seul antécédent
une hospitalisation un an auparavant pour le même type de
symptomatologie et présentait alors, cliniquement, un foyer
de condensation basal droit. L’auscultation trouve un foyer
parenchymateux basal gauche. L’ECG montre un rythme cardiaque
sinusal, une hypertrophie auriculaire et ventriculaire droite. L’échocardiographie
thoracique montre une fonction ventriculaire gauche normale, une
dilatation des cavités droites avec hypertension artérielle
pulmonaire sans shunt gauche-droit. Le bilan biologique montre un
syndrome inflammatoire, les ACAN, anticorps anti-DNA, anticorps
anti-PL et les facteurs rhumatoïdes sont à des taux
normaux. L’échodoppler veineux des membres inférieurs
est normal.
Réponse
: maladie de TAKAYASU
Maladie de TAKAYASU en phase active avec atteinte pulmonaire
compliquée d’HTAP. Il s’agit d’une vascularite
de répartition géographique ubiquitaire mais plus
fréquemment retrouvée en Orient, elle touche les femmes
préférentiellement (dix fois plus que les hommes).
L’étiopathogénie exacte est à ce jour
inconnue ; une origine immunologique semble cependant probable.
L’aorte, ses collatérales et les artères pulmonaires
sont les cibles avec une incidence de l’atteinte pulmonaire
de 50% à 80% selon les séries. L’hémoptysie
ne serait décrite que dans 5% des cas . Dans notre cas, l’atteinte
pulmonaire était au premier plan sous la forme d’infarctus
pulmonaires récidivants et d’hypertension artérielle
pulmonaire. L’atteinte systémique aortique était
représentée cliniquement par une faiblesse bilatérale
des pouls. L’HTAP était authentifiée par les
divers examens complémentaires cités. L’angioscanner
monodétecteur thoracique montrait des anomalies parenchymateuses,
vasculaires pulmonaires et aortiques compatibles avec ce diagnostic
: condensation lobaire inférieure gauche associée
à des lésions en verre dépoli et une thrombose
artérielle pulmonaire dans A10 gauche dans le même
territoire correspondant à un infarctus pulmonaire, des opacités
linéaires sous-pleurales décrits dans la littérature
comme correspondant à des infarctus périphériques
et/ou au signe indirect d’anastomoses systémo-pulmonaires,
un aspect de mosaïque vasculaire correspondant aux zones hypoperfusées
du poumon, un dilatation du tronc de l’artère pulmonaire
et des artères pulmonaires droites et gauche jusqu’à
l’étage lobaire, des sténoses bilatérales
des artères pulmonaires segmentaires et sous-segmentaires
visualisées sur les coupes natives et les reconstructions
MIP. Le calibre de l’aorte thoracique apparaissait inférieur
aux valeurs attendues pour le sexe et l’âge plus particulièrement
au niveau de l’aorte descendante (aorte descendante proximale
de 15 mm pour une normale de 20 mm). La scintigraphie pulmonaire
ventilation - perfusion montrait de multiples défects perfusionnels
systématisés sans concordance ventilatoire. L’angiographie
artérielle pulmonaire sélective montrait en plus d’une
HTAP (PAPS de 115 mmHg, PAPM de 66 mmHg dans le tronc), des sténoses
artérielles pulmonaires, des dilations artérielles
segmentaires focalisées, des occlusions artérielles
et des amputations multiples bilatérales de territoires parenchymateux
segmentaires et sous-segmentaires. Il existait un syndrome inflammatoire
biologique. Le cathérisme droit montrait une HTAP pré-capillaire
non réversible au Flolan. Le transfert de monoxyde de carbone
et le coefficient de Krogh étaient abaissés. |
Cas
n°9 (Juillet)
CHU Charles Nicolle - Rouen
Fédération d’Imagerie Médicale
(Pr Thiébot)
Drs C. Olivier, JP. Louvel |
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Histoire
Clinique
Homme
de 50 ans, sans antécédent, adressé pour bilan
d'une douleur abdominale.
Exploration échographique et tomodensitométrique avec
injection.
Réponse
: mucocèle appendiculaire
Commentaires
En échographie : masse kystique avec
fins échos internes, bien limitée
En tomodensitométrie : masse hypodense raccordée au
cæcum
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| Cas
n°10 (Août)
Centre
Hospitalier Lyon Sud
Service de radiologie du Pr. VA Tran Minh
Dr François Cotton
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Histoire
Clinique
Un
homme de 54 ans se présente aux urgences pour un tableau
de douleur épigastrique violente avec vomissements.
Le patient est pale et essoufflé. La Saturation en
O2 est à 85 %. L’examen clinique retrouve une
diminution du murmure vésiculaire droit et une contracture
diffuse abdominale. Le bilan biologique est normal.
Réponse
: rupture spontanée de l’œsophage |
Commentaires
La rupture spontanée de l'œsophage
doit être évoqué en présence d’une
douleur thoracique violente après des efforts de vomissement.
Elle survient après une augmentation brutale de la
pression intraluminale estimée à 200 mmHg soit
5 fois la pression normalement induite par le péristaltisme.
De telles pressions sont obtenues lors d'efforts de vomissement
sur un estomac plein (cas de notre patient) ou éventuellement
lors de la déglutition de grosses bouchées ou
des efforts de toux. La lésion siège le plus
souvent (90%) sur le tiers inférieur postéro
-latéral gauche [4]. Dans le cas décrit, la
zone de rupture était située dans la paroi postéro
-latérale droite avec suffusion dans la cavité
pleurale. Il s’agit d’une urgence chirurgicale
en raison du risque de médiastinite. Le diagnostic
doit être confirmé par un transit oesophagien,
transit qui peut être réalisé lors de
l’acquisition scannographique.
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Cas
n°11 (Septembre)
CHU
de Nancy (Service de Neuroradiologie – Pr. Picard)
CHU de Grenoble ( Unité d’IRM – Pr. Le
Bas)
S. Kremer, S. Grand, S. Bracard
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Histoire
Clinique
Patient
de 68 ans présentant depuis 5 mois un syndrome tétrapyramidal
associé à des troubles de la mémoire.
ATCDs: arthralgies depuis 12 ans ayant fait suspecter une polyarthrite
rhumatoïde.
Examens complémentaires: syndrome inflammatoire, protéinorachie.
IRM
cérébrale.
Réponse
: encéphalite du Whipple
Commentaires
La maladie de
Whipple est une maladie de système induite par une infection
bactérienne à Tropheryma Whippelii. Elle atteint habituellement
le duodénum, induisant un syndrome de malabsorbtion, mais
peut également atteindre l’appareil ostéoarticulaire,
le cœur ou le système nerveux central (6-43%). L’atteinte
peut se traduire dans ce cas par des troubles des fonctions supérieures,
des troubles oculomoteurs, des troubles psychiatriques ou des troubles
moteurs.
Ces symptomes sont liés à une infiltration granulomateuse
prédominant au sein de la substance grise à tous les
niveaux du système nerveux central. Histologiquement ces
granulomes sont caractérisés par une accumulation
de macrophages contenant des inclusions PAS + traduisant la présence
du germe comme le montre la microscopie électronique.
L’IRM permet de mettre en évidence des lésions,
en hypersignal T2, peu ou pas rehaussées après injection
et prédominant en région mésio temporale, en
région hypothalamique, au sein du pont et plus rarement au
niveau médullaire ou chiasmatique (fig. 1 et 2).
Le diagnostic repose habituellement sur l’histologie après
biopsie duodénale ou sur la PCR au sein du sang ou du LCR.
Le traitement antibiotique précoce permet une régression
des lésions. |
Cas
n°12 (Octobre)
Hôpital
Robert Debré
CHU de Reims
Service de Radiologie
Pr B. Menanteau - Pr C. Marcus
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Histoire
Clinique
Homme
de 28 ans sans antécédent, suivi pour une masse pelvienne.
Examen tomodensitométrique abdomino-pelvien après
injection de produit de contraste et balisage digestif.
Réponse
: neurosarcome
Commentaires
Neurosarcome
pelvien avec multiples métastases osseuses, musculaires et
abdominales.
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> Nouveaux postes
(29/10/04)
>Bourse SRH
Publication des résultats
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Bourse
SRH 2004
Publication
des résultats
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