Enregistrez ici votre
E-Mail pour recevoir gratuitement notre NewsLetter









Cas précédents 2001

Cas n°1 (Novembre)

Présenté par le CHU d’Amiens
Service de Radiologie du Professeur Y. GRUMBACH

Histoire Clinique
Nouveau Né de sexe masculin, présentant une masse abdominale mobile de diagnostic anténatal. Absence d’autre symptomatologie clinique.

Bonne réponse
Duplication digestive

Commentaire
Il ne peut s'agir :
- d'un kyste de l'ovaire car sexe masculin
- d'un kyste du pancréas car la masse était mobile
- d'un lymphangiome kystique : cloisonné
- d'un neuroblastome du nouveau-né compte tenu de la situation intra-péritonéale de la masse, hors de la loge surrénalienne
Les deux diagnostics à retenir sont :
- le kyste du mésentère
- la duplication digestive dont la présentation en imagerie peut être similaire
Le diagnostic opératoire était une duplication digestive.

Cas n°2 (Décembre)

Présenté par l'Hôpital Paul Brousse de Villejuif
Service de Radiologie du Professeur M-F. BELLIN

 Histoire Clinique
Homme de 67 ans, découverte fortuite sur radio de
thorax d'opacités pulmonaires.

Bonne réponse
Asbestose (atélectasie par enroulement et plaque pleurale calcifiée)

Commentaire
Le diagnostic d'exposition à l'amiante a été évoqué devant l'association d'un syndrome interstitiel et de l'atteinte pleurale qui est bilatérale, qui épargne les angles costodiaphragmatiques et qui prédomine dans les moitiés inférieures du thorax. La calcification des plaques pleurales est en faveur d'un contact ancien.L'atélectasie ronde en regard de la plaque est évocatrice mais non spécifique.C'est pourquoi, on pouvait évoquer une tumeur ou une BOOP.Le diagnostic d'asbestose lui a été retenu en plus des critères précédents, sur des images de fibrose pulmonaire.

Cas n°3 (Janvier)

Présenté par l'Hôpital Lariboisière de Paris
Service de Radiologie Viscérale et Vasculaire
du Professeur R. RYMER

 Histoire Clinique
Homme de 27 ans, hospitalisé pour syndrome douloureux fébrile de la fosse iliaque gauche.
Un examen tomodensitométrique est réalisé.

Bonne réponse
Appendicite epiploique primitive.

Commentaire
L'appendicite epiploique primitive est une affection rare, spontanément résolutive, le  plus souvent diagnostiquée en per-opératoire en raison de sa symptomatologie d'emprunt, qui est habituellement celle d'une appendicite aiguë ou d'une sigmoidite diverticulaire. Elle est facilement
reconnue en TDM par la mise en évidence d'une formation en navette présentant une atténuation de type graisseux, accolée a la séreuse colique et entourée d'une couronne périphérique d'épaisseur variable.
Accessoirement, on peut noter un épaississement pariétal colique localise en regard, ainsi qu'un épaississement  du péritoine pariétal. Le principal diagnostic différentiel en imagerie est l'infarctus segmentaire du grand epiploon.  L'imagerie permet d'éviter une chirurgie inutile.

Cas n°4 (Février)

Présenté par le CHU de Saint-Etienne
Service de Radiologie Centrale
du Professeur Ch. VEYRET

 Histoire Clinique
Patient de 64 ans, aux antécédents de pontage aorto-bi-fémoral en 1988, de pontage de l'aorte ascendante sur la prothèse aorto-bi-fémorale en novembre 1999 pour aortite majeure responsable d'une insuffisance rénale chronique. Chirurgie discale il y a quelques jours avec corticothérapie.
Réhospitalisé en urgence en réanimation, après un retour à domicile, pour choc, déficience polyviscérale, associés à un taux d'hémoglobine à 4 g.
Un scanner abdominal avec injection d'iode et un aortographie ont été réalisés en urgence.

Bonne réponse
Lymphocèle péri-prothétique

Commentaire
Le scanner objective une collection liquidienne, péri-prothétique, bien délimitée, au rehaussement périphérique hétérogène, sans fuite évidente (confirmée par l'aortographie) correspondant à une lymphocèle.
Le patient, de part son insuffisance rénale chronique suite à son aortite, avait une anémie chronique qui s'est aggravée par une hémolyse médicamenteuse.
L'état de choc est imputable à une insuffisance surrénale aiguë secondaire à l'arrêt brutal de la corticothérapie.

Cas n°5 (Mars)

Présenté par le CHU d'Angers
Service de Radiologie du Pr CARON-POITREAU
Dr Ch. AUBE

Histoire Clinique
Patient de 31 ans, opéré en 1993 d'une tumeur mésentérique.
Réapparition de douleurs abdominales motivant la réalisation de cet examen TDM.

Bonne réponse
Récidive locale d'un lymphangiome kystique

Commentaire
Le caractère liquidien de la lésion (densité = 2 unités Hounsfield), l'existence d'antécédents de chirurgie pour tumeur mésentérique orientent en premier lieu vers la récidive locale d'un lymphangiome kystique.
Le lymphangiome kystique est une dysembryoplasie tumorale, très souvent de caractère purement liquidien et multicloisonné. Sa morphologie s'adapte aux organes de voisinage qu'elle moule. L'exérèse chirurgicale est souvent incomplète ce qui explique les récidives locales, comme c'est le cas dans ce dossier. La croissance est souvent lente et dans un premier temps une simple surveillance TDM permet d'apprécier l'évolutivité de la lésion. Une nouvelle chirurgie d'exérèse n'est indiquée que si la croissance de la tumeur devient trop importante.

Cas n°6 (Avril)

Présenté par CHU la TIMONE, Marseille
Service de Radiologie du Pr KASBARIAN
Dr P.Wilshire, Pr JM.Bartoli

Histoire Clinique
M . S, 60 ans sans antécédents particulier, a présenté une douleur thoracique après un effort de jardinage.
La coronarographie est négative.
Le résultat de l'échographie trans-œsophagienne a motivé la réalisation de ce scanner aortique.

Bonne réponse
Dissection de type A avec hématome intramural

Commentaire
Patient opéré en urgence, diagnostic confirmé en per-opératoire. Les deux derniers clichés montrent bien la brèche rétrocoronaire correspondant à la porte d'entrée de la dissection alimentant l'hématome intramural.

Cas n°7 (Mai)

Présenté par l'Hôpital Cardiovasculaire et Pneumologique Louis Pradel, Lyon
Service de Radiologie
Dr J. Opazo, Pr Ph. Douek

Histoire clinique :
Patient de 73 ans, asymptomatique, découverte d’une opacité de la base droite sur radiographie thoracique de face demande pour bilan pre thermoablation d’un adénome prostatique.
Endoscopie bronchique : aspect de compression extrinsèque, aspiration et brossage négatifs.

Bonne réponse
Tumeur fibreuse localisée de la plèvre

Commentaire
Les TFLP sont des tumeurs rares, d'origine fibroblastique, survenant après 40 ans. Le plus souvent bénignes, elles ont parfois une malignité locale comme en témoigne la possibilité de récidive après résection dans 10 a 15% des cas. Leur pronostic est relativement bon après chirurgie d'exérèse (respect de la capsule tumorale)qui guérit toutes les formes bénignes et la moitié des formes malignes. Les TFLP sont le plus souvent asymptomatiques. Sur la radiographie thoracique, il s'agit d'une tumeur solitaire de taille très variable, sphérique ou ovoïde, parfois lobulée, située contre la plèvre périphérique ou scissurale et bien limitée sur le versant pulmonaire. Les deux tiers des tumeurs sont situés dans la moitié inférieure du thorax. En TDM il s'agit d'une masse tissulaire bien limitée,dont la prise de contraste est fréquemment hétérogène. Le raccordement à la paroi est variable. La visibilité directe du pédicule est rare. L'hétérogénéité de la lésion peut être visible spontanément ou après injection d'iode.  L'IRM permet une caractérisation anatomique précise dans tous les plans de l'espace. Elle est caractérisée par des images en hyposignal ou signal intermédiaire en T1, hyposignal hétérogène en densité de protons et hypersignal en T2. Le rehaussement, quand présent après injection de gadolinium, témoigne d'une vascularisation habituellement riche. L'imagerie ne permet pas de distinguer de façon fiable le caractère malin ou bénin. Dans les formes anatomopathologiquement malignes, ( 12 a 30% des cas selon la littérature) le respect chirurgical de la capsule au moment de l'exérèse est important dans le risque de récidive.
Un bilan angiographique complémentaire pour mettre en évidence les caractéristiques de la vascularisation de la tumeur pourrait être utile (cartographie, +/- embolisation ?).

Cas n°8 (Juin)

Présenté par le CH Saint-Anne, Paris
Neuroradiologie, Professeur JF. MEDER

Histoire clinique :
Homme de 52 ans
Examen scanographique sans injection de produit de contraste, fait 3 heures après la survenue brutale de :
- troubles du rythme respiratoire
- hémiplégie gauche complète
- troubles sensitifs de l’hémicorps gauche

Bonne réponse
Occlusion de l’artère basilaire

Commentaire
Hypodensités dans le territoire de l ’artère cérébrale postérieure gauche (séquelles d’accident vasculaire ischémique).
Accident vasculaire ischémique hémiprotubérantiel droit, mis en évidence sur la séquence IRM pondérée en diffusion non visible en scanographie.

Cas n°9 (Juillet)

Présenté par le CHU de Montpellier
Service d'Imagerie Médicale Hôpital St-Eloi, Professeur J-M Bruel, L. Pourriol, B. Gallix

Histoire clinique :
Homme de 43 ans ayant consulté pour altération de l'état général avec perte de poids sans anorexie, asthénie, sueurs nocturnes, polyarthralgies. Pas de signes fonctionnels digestifs.
Examen clinique : multiples adénopathies inguinales et axillaires.
Examens biologiques : syndrome inflammatoire, anémie de type inflammatoire.
Scanographie abdomino-pelvienne après injection.

Bonne réponse
Maladie de Whipple

Commentaire
La maladie de Whipple est une maladie systémique mettant en cause un agent infectieux (Trophyrema whipellii ou bacille de Whipple). L'atteinte digestive est caractérisée par une atteinte du grêle, prédominant sur le jéjunum, avec infiltration ganglionnaire mésentérique. L'association des anomalies valvulaires jéjunales et d'une infiltration ganglionnaire mésentérique massive particulière par son hypodensité (voisine de la graisse) en TDM et son caractère hyperéchogène en échographie est très évocatrice de maladie de Whipple, notamment lorsque les signes cliniques digestifs (diarrhée, malabsorption, hémorragie digestive) sont au premier plan. Les autres manifestations sont oculaires, articulaires ( et cette atteinte précède l'atteinte intestinale), ou liées à une atteinte des séreuses (pleurésie, épanchement péricardique ou péritonéal. Il peut exister des formes cardiovasculaires (péricardite, endocardite, artérite) ou neurologiques (atteinte cérébrale avec démence, paralysies diverse, hypertension intra-crânienne,..), pouvant faire errer le diagnostic. Le pronostic de cette maladie a été transformé, après la reconnaissance de son origine infectieuse, par l'antibiothérapie.

Cas n°10 (Août)

Présenté par l'Hôpital du Val-de-Grâce -Paris
Service d'imagerie médicale, Pr Y.S Cordoliani
F Minvielle, P Chabrot, A.M Dion, O Hélie, Y.S Cordoliani

Histoire clinique :
Homme de 63 ans, antécédents de tumeur rénale opérée il y a 5 ans.
Scanner de contrôle

Bonne réponse
Myélolipome de la surrénale

Commentaire
Tumeur surrénalienne rare et bénigne, non sécrétante et constituée par des proportions variables de tissu hématopoïétique normal et surtout de tissu adipeux mature. La tomodensitométrie permet le diagnostic par la mise en évidence de plages de densité graisseuse inférieure à - 20 UH au sein d'une masse plus ou moins hétérogène. Des composants kystiques et des calcifications peuvent être rencontrés après remaniements hémorragiques.
Le diagnostic peut être difficile en cas de contingent graisseux particulièrement faible et peut également pécher par excès devant une masse surrénalienne agressive (métastase ou corticosurrénalome) englobant la graisse rétropéritonéale. En cas de doute diagnostique, une ponction-biopsie à l'aiguille fine peut être proposée.

Cas n°11 (Septembre)

Présenté par le CHU de Rennes
Service de Radiologie du Pr M. CARSIN

Histoire clinique :
Dysesthésies de l'hémicorps droit chez une femme de 73 ans
IRM en T2, T1 avec gadolinium et imagerie de diffusion.

(1) T1
(2) Diffusion ie

Bonne réponse
Abcès

Commentaire
Séquence T1 avec Gadolinium: lésion arrondie à centre hypointense prenant le contraste en périphérie, avec effet de masse.
Le diagnostic d'abcès est  évoqué sur l'aspect hyperintense du contenu de la lésion en séquence de diffusion.
Il s'agissait d'un abcès à fusobacterium.

Cas n°12 (Octobre)

Cas présenté par l'hôpital Percy
Service d'Imagerie Médicale - Pr D. Jeanbourquin, 
A. Ait Ameur, Th. Le Bivic, D. Jeanbourquin

Histoire clinique :
Femme de 68 ans avec syndrome fébrile associé à un syndrome subocclusif et à une défense hypogastrique

Bonne réponse
Mucocèle appendiculaire avec adénocarcinome

Commentaire
Mucocèle appendiculaire avec adénocarcinome de type colloïde sur lésion de cystadénome mucineux.
La mucocèle correspond à la présence de substance mucoïde au sein de l'appendice qui peut être secondaire à la présence d'un obstacle dans la lumière appendiculaire (stercolithe) ou à une tumeur mucosécrétante (cystadénome ou cystadénocarcinome).


 




> Nouveaux postes

(29/10/04)

>Bourse SRH
Publication des résultats



Bourse SRH 2004

Publication
des résultats
 



SRH - Syndicat des Radiologues Hospitaliers - 2004
Centre Antoine Béclère - 45, Rue des Saints Pères - 75006 Paris - France
syndicat@srh-info.org